Allons, zozos de la patrie


Quel est le con qui a éteint la lampe au pays des Lumières ? C’est pas Didier Deschamps, tout de même ? Parce qu’il est pas con, justement. Il est très malin, le chef coq deux étoiles.
Depuis dimanche, en tout cas, c’est festival . T’as un président qui se comporte comme un gamin à sa première boum et qui humilie son épouse, en mode joli coeur avec la belle présidente en damiers. Raté, le plan de com’. La dignité de la fonction a encore de beaux jours devant elle.
Puis, c’est la fiesta, à grands renforts d’images. Z’avez raison de vous marrer, de profiter. Le Belge sera le dernier à vous le reprocher. Mais piller, casser, dévaster, agresser, des blessés, des morts, ça la fout mal à l’ordre républicain. Ha ouais, mais on peut pas comprendre, nous les p’tits Belges avec nos « quarante mille fans dans les rues de Bruxelles pour une troisième place« . Allez !
Un million sur les Champs Elysées ! Et là je me remets à penser qu’un tiers d’entre eux a voté pour l’extrême droite au 2e tour des présidentielles. Pour faire sienne la victoire d’une équipe multiculturelle. Ho, on a les mêmes chez nous, vous savez.  Genre nationalistes flamands en noir-jaune-rouge une fois de temps en temps. Schizophrénie footeuse.
Mais on s’en fout. On fait la fête à tous les Bleus, mon bon monsieur. Ca s’arrête là ? Naaaan ! Du Deschamps qui les « a tous niqués » à l’autre Hernandez qui lâche sa diatribe anti-belge sur le parvis de l’Elysée, le festival continue. Les Français à l’offensive, cette fois, UNE FOIS (c’est drôle, non ?).
Alors, on danse. Déferlante sur les médias sociaux, voitures de vacanciers belges vandalisées. Le sursaut, il vient quand ? Il n’arrive pas. La presse dite sérieuse s’empare du phénomène. Et Le Monde de relayer le ramassis de conneries ambiantes et nos couleurs nationales souillées par des gars « nés sous le signe de l’Hexagone« .

Qui a dit après France-Belgique : « On n’a pas joué comme l’Atlético gros ? L’Atlético gros ! Tous derrière, on resserre les lignes et un but sur coup de pied arrêté. Et on ferme la maison gros ! C’est les victoires que je kiffe ! Ca c’est mon jeu ! C’est un kiff ! » ? Griezmann, gros !
Alors Courtois, il a le ‘seum’. Comme Ben Arfa, d’ailleurs. Il ne pouvait pas dire qu’il n’a pas aimé de perdre comme ça, que le jeu de la France n’était pas beau. Que seules 11 des 26 dernières minutes du match furent jouées ! Car le vainqueur, il a toujours raison. Sauf quand il est portugais à Paris, ça coule de Seine. Ou attaquant genre Eder qui s’est fait conspuer dans tous les stades de France et de Navarre. En plus de la schizophrénie, l’étroitesse de la mémoire est intimement liée au foot.
Le seum, on l’a eu, en Belgique, comme tout supporter déçu. Moi le premier. Nombre de Belges ont toutefois félicité les gagnants, à commencer par l’Union belge de football.
Courtois peut se concentrer sur le Réal. Bravo pour votre victoire. Peut-on passer à autre chose ? Des zozos aux enfants de la patrie, quelques sages pour émerger et relever le niveau svp ? Rallumez la lampe. La table est dressée avec vins et bières.

 

 

 

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Un été français


Dernière bafouille sur cette Coupe du monde 2018. Parlons du vainqueur. Qui a toujours raison. Parce qu’il marque l’histoire. La première mi-temps de la finale résume un peu son parcours. Deux décisions tendancieuses favorables transformées en un autogoal et un pénalty. Suffisant pour remobiliser la Ligne Maginot de Didier Deschamps.
Pas génial, le champion du monde ?
Non, mais très solide et chanceux. Avec tout de même une belle dose de talents que ces Varane, Umtiti, Kante, Pogba, Griezmann ou Mbappe. Relativisions donc cette assertion qui voudrait que « la France n’est pas un beau champion du monde ». De beaux joueurs tout de même et des stats offensives identiques aux celles des Belges qui eux ont séduit.
Le résultat est là. Bravo la France.
A Kompany le mot de la fin : « On a conquis des cœurs, ça a plus de valeur que le titre mondial ». Pur romantisme qui n’a jamais posé d’étoile sur un maillot. Pour gagner quelque chose, il faudra être un rien plus ‘français’, les Diables. Triste réalité.
Leçon d’un été français…

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